Tous les indiens ne vivent pas dans les tipis !

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Intervenants

André Delpuech , Conservateur en chef du patrimoine, chargé des collections Amériques au Musée du Quai Branly

Marie-Claude Feltes-Strigler, Maître de conférences honoraire, Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle

Lucia Renard, Docteur en civilisation américaine

Peu de groupes ont fait l’objet d’autant de stéréotypes que les Amérindiens. Du Sauvage assoiffé de sang au Noble Sauvage, du personnage stoïque au preneur de scalp, du proto-écologiste au millionnaire de casino, l’image de l’Indien est déformée depuis 500 ans.

Un nombre surprenant de non-Indiens pense que le mode de vie des Indiens n’a pas changé depuis leurs premiers contacts avec les Européens. Mais les cultures évoluent au contact les unes des autres : les Indiens des Plaines chassaient le bison montés sur des chevaux introduits par les Espagnols sur le continent américain. En revanche, c’est la pomme-de-terre du Nouveau Monde qui a permis de remédier aux famines européennes.

Chacun fait sien des acquis nouveaux, et n’en garde pas moins son identité, ce qu’ont montré les oeuvres modernes exposées récemment au Musée du quai Branly.

Ainsi les Osages, autrefois agriculteurs et chasseurs au Missouri, ne vivent plus dans des wigwams ; ils sont devenus des hommes d’affaires avisés en Oklahoma, tout en continuant à pratiquer I’n-Lon-Schka, leurs danses rituelles du printemps.

On dit qu’il est difficile pour les Indiens de vivre « entre deux mondes ». Les Osages disent qu’ils vivent « dans les deux mondes ».

Marie-Claude Strigler effectuera une signature de son ouvrage Les Indiens Osages – Enfants des-eaux-du-milieu.

André Delpuech
Marie-Claude Feltes-Strigler
Lucia Renard

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