Visite de la Cathédrale Américaine

Le 22 mai dernier, nos membres et amis ont eu le privilège d’être accueillis par le Très Révérend Lucinda Laird pour une visite de la Cathédrale américaine de la Sainte Trinité.

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L’Eglise angliimage cathedrale americainecane de Paris a servi la communauté américaine depuis les années 1830.

L’anglicanisme est une autre façon d’être l’Eglise. Ni une construction doctrinale telle que la confession de Westminster, ni une entité théologique comme l’Eglise de Rome : l’anglicanisme est une méthode d’être chrétien et invite tous et toutes à la rencontre de Jésus Christ dans une communauté. De ses origines, l’anglicanisme a hérité certains caractères propres, apparemment opposés, mais qu’il a toujours su concilier : le goût de la tradition et le sens critique, l’unité liturgique et un certain pluralisme doctrinal. Les anglicans sont conscients que transmettre la Foi vers l’avenir oblige à la vivre dans leur propre génération. Il représente, au sein du christianisme contemporain, une tendance à la conciliation et à l’ouverture à l’égard du monde moderne.

Les premiers services anglicans ont été organisés dans le pavillon du jardin de l’Hôtel de Matignon, la maison du colonel Herman Thorn, aujourd’hui résidence officielle du Premier Ministre. Dans les années 1870, le site actuel de la cathédrale a été acheté lors de la succession du duc de Morny, demi-frère de l’empereur Napoléon III. L’église a été consacrée le jour de Thanksgiving, le 25 novembre 1886 coïncidant avec l’inauguration de la Statue de la Liberté à New York et ainsi renforçant nos deux alliances française et américaine.

La Cathédrale (plus connue sous le nom de Cathédrale Américaine),  a  été construite par George Edmund Street (1824-1881), et est considérée comme l’un des fleurons de l’architecture néo-gothique anglaise sur le continent européen. Relatif à la structure de l’église, la flèche indépendante de 70 mètres est l’une des plus hautes de Paris. Le cloître tient lieu de mémorial dédié aux soldats et civils américains qui ont sacrifié leur vie lors de la première guerre mondiale et à toutes les victimes de la seconde guerre mondiale.

A l’intérieur, le retable au-dessus du maître-autel évoquant la Nativité, la Crucifixion et la Résurrection, fut la dernière œuvre du peintre américain Edwin Abbey (1851-1911). A la gauche du maître-autel se trouve la chapelle des Martyrs où figurent deux jeunes martyrs, saint Justin et saint Pastor, tués à l’âge de 8 et 13 ans en 304 pendant les persécutions de Dioclétien. De beaux vitraux illustrent, entre autre, deux grands cantiques hérités de l’église primitive: le Venite sous le porche de l’entrée, et le Te Deum dans l’église elle-même.

Les 600 œuvres de tapisserie qui ornent l’église, sont les œuvres de membres et amis de la paroisse. Les fleurs officielles des 50 états américains sont brodées sur des coussins longeant l’allée centrale, tandis que les drapeaux de ces états flottent au-dessus.

La musique est mise en valeur au sein de la cathédrale. Au grand orgue construit en 1887 par Aristide Cavaillé-Coll, un facteur d’orgues parisien connu, s’ajoute un plus petit orgue en 1970. C’est Bernard Dargassies qui restaura les orgues en 1992-1993. Outre la musique qui y est jouée régulièrement aux offices, des concerts sont organisés fréquemment par le chœur de la cathédrale et des musiciens originaires du monde entier.

Cette visite a été très appréciée de nos participants qui ont très chaleureusement remercié Elise Lyons de l’avoir si bien organisée.

Claire Reardon
Stagiaire

 

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