TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : LA COURSE AUX MÉTAUX CRITIQUES ET SON IMPACT SUR L’AMÉRIQUE LATINE

Conférence lundi 12 décembre - 18h30

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : LA COURSE AUX MÉTAUX CRITIQUES ET SON IMPACT SUR L’AMÉRIQUE LATINE

Lundi 12 décembre 2022 à 18h30 – Accueil à partir de 18h
9, avenue Franklin D. Roosevelt – Paris 8ème

Ouverture des inscriptions courant novembre

La conférence, initiée par Madame Geneviève des Rivières, ancienne ambassadrice du Canada, administratrice de France-Amériques, Présidente de l’Institut France – Amérique latine et Caraïbes, sera suivie d’un verre amical.

Contexte: Les voitures électriques feront partie de la transition énergétique partout dans le monde. Elles utilisent six fois plus de métaux que les voitures conventionnelles. Les voitures électriques utilisent du lithium à raison de 5 à 15 kilos par véhicule.  Le lithium est également nécessaire pour les batteries de panneaux solaires et pour d’autres sources d’énergie alternative. La Bolivie, le pays le plus pauvre d’Amérique latine, posséderait entre 40 et 70% des réserves de cet “or blanc”. D’autres réserves importantes se trouvent au Chili et en Argentine ainsi qu’au Mexique, au Brésil et au Pérou.  Ces ressources sont déjà convoitées par la Chine, les Etats-Unis et l’Europe.

La ruée vers ces métaux critiques pose de nombreuses questions :
– Sommes-nous en train de délocaliser vers l’hémisphère sud une pollution environnementale?
– Quelles sera l’impact sur l’accès à l’eau pour l’agriculture et l’élevage dans ces pays?
– Comment éviter la détérioration des écosystèmes et de la biodiversité et le déplacement des populations autochtones?
– Où iront les déchets produits suite à l’extraction de ces métaux?
– Comment s’assurer une transformation sur place de métaux bruts en produits finis,  ce qui n’a jamais été fait par le passé?
– Comment aussi s’assurer que les taxes d’extraction minière payées par les sociétés étrangères contribueront directement à réduire la pauvreté qui sévit dans ces pays?
– Les pays riches seront-ils prêts à souscrire à des conventions internationales visant à minimiser l’impact sur l’environnement tout en contribuant au développement social et économique de l’Amérique latine?